Une nouvelle année débute et déjà les premières estimations pour l’évolution de l’immobilier en 2012 fleurissent sur la toile… Hausse des prix ? Baisse du nombre moyen de ventes ? Les spéculations vont bon train ! A cela je répondrai : prudence !

Si le contexte actuel nous plonge en effet dans un marché pouvant être tendu dans les grandes agglomérations (pour ne pas citer Paris ou certains quartiers très prisés tel que par exemple l’hyper-centre Lyonnais), je suis contre ces prévisions attentistes qui sèment la terreur et qui engendrent souvent des conséquences néfastes sur le marché.
Cette année on nous parle de baisse de prix, de hausse des taux de crédit… Un constat alarmiste qui n’est pas sans rappeler 2008. Alors que tout le monde s’accordait sur une baisse de plus de 25%, seule une baisse des prix avoisinant les 5% avait été constatée et encore… sur des secteurs difficiles.
De même, si une très légère augmentation des taux de crédit a pu être constatée fin décembre 2011 (de 0,05% à 0,10% pour les taux médians), il n’est pour le moment pas possible de prévoir leur évolution au cours de l’année 2012, car aucune inflation ni aucune croissance n’a encore été annoncée.
Autre point à prendre en compte : le peu de cas fait des différences existant sur le marché, selon que l’on s’intéresse à différentes zones géographiques, à un achat pour une résidence principale ou un investissement locatif, ou encore aux différents budgets des acheteurs potentiels… En somme un marché pluriforme qui ne saurait être réduit aux différents critères simplistes que j’ai pu lire dernièrement dans certains médias.

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