Crédits immobilier : les taux continuent leur baisse !

Depuis janvier 2012, le nombre de crédit immobilier octroyé par les banques a significativement baissé. Une chute qui s’explique par la prudence accrue des organismes bancaires d’une part, mais également des ménages qui se sont plutôt tournés vers des aménagements ou travaux afin d’augmenter la valeur de leur bien immobilier plutôt que vers l’achat d’une maison ou d’un appartement.

Cette tendance se vérifie également au niveau des taux de crédit, qui après un mois de mars plutôt stable repartent à la baisse dans le courant du mois d’avril.

La tendance pour mai

La majorité des courtiers en prêts immobiliers, dont Empruntis, constate en ce début de mois de mai une poursuite de la baisse des taux d’intérêt.  Les diminutions observées par rapport au début du mois d’avril sont en moyenne de 0,10% toutes durées d’emprunt confondues, avec des baisses plus importantes engagées pour les emprunts sur 7 à 15 ans.

Le taux d’intérêt moyen pour un emprunt sur 20 ans se rapproche aujourd’hui de celui connu en janvier 2010 avec un taux à 4,05% contre 4,35% en janvier 2012.

A noter, certaines banques n’hésitent pas à proposer un effort supplémentaire sur leur taux pour « de très bons dossiers », soit les emprunteurs possédant un apport important, proposant des taux défiant toute concurrence (jusqu’à 3,35%).

Et en Rhône-Alpes ?

Les taux pour la région Rhône-Alpes sont en moyenne en dessous  des taux moyens nationaux, notamment pour les emprunts de longue durée (25 et 30 ans). Globalement,  les taux maximum régionaux sont eux aussi en-deçà de la moyenne nationale, avec un taux max à 3,80% sur 7 ans en Rhône Alpes contre 4,10% au national  et 4,50% contre 4,75% pour les emprunts à 20 ans.

Une baisse passagère

A l’heure actuelle,  les taux de crédits sont toujours très intéressants pour les acheteurs, malgré des prix stables et élevés dans l’immobilier. Cette tendance a de bonnes chances de se poursuivre encore jusqu’à la fin du mois, mais seuls les ménages les plus aisés pourront en tirer un réel parti, les organismes bancaires restant toujours prudents quant aux capacités de remboursement.