Quelles aides pour la réalisation de travaux chez soi ?

Aussi bien dans le neuf que dans l’ancien, il peut être nécessaire de réaliser quelques travaux, destinés à l’amélioration du confort de vie.

Assainissement, rénovation ou réparation … ces petits ou gros travaux sont parfois remis au lendemain faute de moyen pour les réaliser.

Cependant, différents organismes proposent des prêts très avantageux, pouvant permettre de réunir la somme adéquate à la réalisation de travaux. A l’image du Prêt à Taux Zéro pour l’amélioration de la consommation énergétique dans l’ancien, la CAF (Caisse d’Allocation Familiale) et l’Anah(agence nationale pour l’amélioration de l’habitat) proposent elles aussi leurs aides.

Quelles aides pour quels organismes?

De simples réparations aux travaux plus lourds, visant par exemple la salubrité d’un logement ou l’accessibilité pour les personnes à mobilités réduites, ces aides peuvent apporter un véritable coup de pouce à l’amélioration du confort de vie des occupants.Délivrées sous forme de subventions ou de crédits d’impôts, il est cependant nécessaire de répondre à certains critères d’éligibilité.

Le prêt de la CAF pour la réalisation de travaux d’amélioration

La CAF propose une aide destinée aux propriétaires ou aux locataires souhaitant réaliser des travaux d’amélioration de leur habitation principale.
Les bénéficiaires, éligibles sans conditions de ressources, doivent résider en France et bénéficier par ailleurs des allocations familiales.

Un prêt à 1%
Cet organisme propose un prêt à 1% pour 80% des dépenses effectuées pour la réalisation de travaux. Cette somme est par ailleurs plafonnée à 1067,14 €.
Le prêt est versé en deux fois : une moitié à la signature du contrat sur présentation d’un devis et l’autre moitié lors de la mise en œuvre des travaux, sur présentation des factures d’exécution. Dans tous les cas les travaux doivent donc ici être réalisés par des professionnels.
Ce prêt est par la suite remboursable en 36 mensualités, avec la possibilité de rembourser tout ou partie du prêt avant la fin des échéances.

Quels travaux sont concernés ?
La somme proposée par la CAF étant relativement modeste, ce prêt est principalement dédié aux « petits travaux », tels que des réparations (ex : système électrique défectueux), des travaux d’assainissements (ex : installation de l’eau courante) ou d’amélioration, l’aménagement d’une pièce inutilisées ou l’aménagement du logement (ex : division d’un salon ou suppression d’une cloison), ainsi que pour les menus travaux d’isolation thermique ou acoustique.
Attention : les travaux d’embellissement, tels que les peintures, le changement de papier peint ou de revêtement de sol ne sont pas pris en compte dans le cadre de cette aide.

L’Aide aux travaux lourds avec l’Anah

Du côté de l’Anah, il est possible d’obtenir une subvention destinée aux propriétaires bailleurs (si le logement est destiné à la location après travaux pour une durée variant de 6 à 9 ans selon que le locataire soit ou non de sa parenté) ou aux propriétaires occupants leur logements à titre d’habitation principale.
A titre exceptionnelle, cette aide peut être demandée par le locataire lui-même dans le cadre de travaux de décence, de mise aux normes ou d’accessibilité.


La subvention de l’Anah

Le montant de la subvention versée par l’Anah est évalué en fonction du montant des travaux et selon que ceux-ci soit effectués au profit des propriétaires occupants ou bailleurs et pour un minimum de 1 500€ de travaux hors taxes.
La subvention sera donc de :
– 10 000 à 14 000 € pour la réalisation de travaux d’amélioration ;
– 25 000 à 28 000 € pour la réalisation de travaux lourds.
L’aide proposée par l’Anah peut être cumulée avec différents dispositifs de prêts existants (conventionné, épargne logement, 1% logement, locatif social) à l’exception du PTZ.

Quels travaux sont concernés ?
La subvention de l’Anah est avant tout dédiée aux travaux dits « lourds », visant à réhabiliter les logements « indignes » ou fortement dégradés.  Cette aide prend en charge les travaux de confort sanitaire, de sécurité, d’équipements (notamment les systèmes de chauffage) ou bien en matière d’accessibilité (perte d’autonomie, handicap), aussi bien dans les parties privatives que les parties communes d’un logement.